Restructuration et procédures collectives

Lorsqu’une entreprise traverse des difficultés financières, économiques ou organisationnelles, l’anticipation et la rigueur juridique sont déterminantes. Une intervention précoce peut permettre de préserver l’activité, de protéger le dirigeant et de sauvegarder les emplois grâce aux dispositifs de prévention ou aux procédures collectives prévues par le Livre VI du Code de commerce.

Le Cabinet Lacombe Brisou accompagne à Toulon les dirigeants, associés et créanciers confrontés à ces situations sensibles, dans une approche stratégique, confidentielle et orientée vers la protection des intérêts de chacun.

Quelle est votre situation ?

Chaque situation fait l’objet d’une page détaillée. Choisissez celle qui correspond à la vôtre :

Comprendre vos enjeux en cas de difficultés économiques

Les difficultés d’entreprise peuvent prendre des formes variées : tensions de trésorerie passagères, perte de marché, surendettement, conflits entre associés, ou encore impact d’événements extérieurs (crise sanitaire, hausse des coûts, défaillance d’un client majeur). Selon leur nature et leur gravité, le droit français propose un éventail de réponses, allant de la prévention amiable jusqu’aux procédures judiciaires les plus structurées.

Une analyse précoce des conditions d’ouverture d’une procédure permet de déterminer la solution la plus adaptée à la situation spécifique de l’entreprise.

L’accompagnement du cabinet à Toulon

Le Cabinet Lacombe Brisou intervient à toutes les étapes du traitement des difficultés d’entreprise, en privilégiant systématiquement l’anticipation. Nous étudions chaque dossier dans sa globalité : situation financière et comptable, structure juridique, engagements contractuels, garanties personnelles éventuellement consenties par le dirigeant, et perspectives de redressement.

En phase amiable, nous accompagnons le dirigeant dans la mise en place d’un mandat ad hoc ou d’une procédure de conciliation auprès du Tribunal de commerce de Toulon. Ces dispositifs confidentiels permettent souvent de négocier avec les principaux créanciers (banques, fournisseurs, organismes sociaux et fiscaux) sans publicité ni atteinte à la réputation commerciale.

Lorsque l’ouverture d’une procédure collective devient inéluctable, le cabinet assiste le dirigeant dans la préparation de la déclaration de cessation des paiements, la constitution du dossier de demande d’ouverture, le choix de la procédure adaptée (sauvegarde, redressement ou liquidation) et la défense de ses intérêts tout au long de la procédure.

Nous intervenons devant le Tribunal de commerce de Toulon, le Tribunal judiciaire de Toulon et la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, et travaillons en lien étroit avec les administrateurs et mandataires judiciaires désignés.

Fondé par Maître Isabelle Lacombe Brisou, avocate depuis 1986, le Cabinet Lacombe Brisou aborde chaque dossier de difficultés d’entreprise avec une rigueur stratégique et une humanité particulières. Ces situations engagent souvent la situation patrimoniale et personnelle du dirigeant, voire sa famille — elles méritent un accompagnement attentif autant que technique.

Une intervention précoce du cabinet permet :

  • D’évaluer la situation économique et juridique réelle de l’entreprise.
  • De bénéficier des dispositifs préventifs confidentiels (mandat ad hoc, conciliation).
  • De négocier avec les principaux créanciers dans un cadre structuré.
  • De respecter le délai légal de 45 jours pour déclarer la cessation des paiements.
  • De limiter les risques de mise en cause de la responsabilité personnelle du dirigeant.
  • De préserver autant que possible la valeur de l’entreprise et les emplois.

Questions fréquentes

Quand faut-il déclarer la cessation des paiements ?

Le dirigeant dispose d’un délai légal de 45 jours à compter de la cessation des paiements (impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible) pour la déclarer au greffe du tribunal compétent. Le non-respect de ce délai peut entraîner la mise en cause de la responsabilité personnelle du dirigeant. Une consultation rapide permet d’évaluer la situation et d’envisager, si possible, une procédure préventive avant la cessation des paiements.

Quelle différence entre sauvegarde et redressement judiciaire ?

La sauvegarde s’adresse à une entreprise qui anticipe des difficultés sans être en cessation des paiements. C’est une démarche volontaire du dirigeant qui conserve la direction de son entreprise. Le redressement judiciaire intervient lorsque l’entreprise est en cessation des paiements mais qu’un redressement reste possible. Dans cette procédure, un administrateur judiciaire peut être désigné pour assister ou remplacer le dirigeant.

Le dirigeant engage-t-il sa responsabilité en cas de liquidation judiciaire ?

La liquidation judiciaire n’entraîne pas automatiquement la responsabilité du dirigeant. Celle-ci peut toutefois être recherchée en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif (action en responsabilité pour insuffisance d’actif), ou en cas de manquement caractérisé (banqueroute, abus de biens sociaux). Une analyse préalable des actes de gestion permet d’évaluer ces risques.

Peut-on poursuivre l’activité pendant une procédure collective ?

Oui, dans le cadre d’une sauvegarde ou d’un redressement judiciaire, l’objectif est précisément la poursuite de l’activité. Une période d’observation est ouverte (jusqu’à 18 mois maximum) pendant laquelle l’entreprise continue à fonctionner, souvent sous la surveillance d’un administrateur judiciaire. Un plan de sauvegarde ou de redressement est ensuite élaboré pour apurer le passif.

Comment un créancier peut-il préserver ses droits ?

Le créancier doit déclarer sa créance auprès du mandataire judiciaire dans les 2 mois de la publication du jugement d’ouverture au BODACC (4 mois pour les créanciers qui ne demeurent pas en France métropolitaine). Cette déclaration doit être précise et dûment justifiée. À défaut, et sauf relevé de forclusion obtenu dans les six mois, le créancier ne peut plus participer aux répartitions et sa créance devient inopposable à la procédure ; elle n’est toutefois pas éteinte et peut, par exemple, être réclamée à une caution. Le cabinet assiste les créanciers dans cette démarche et tout au long de la procédure.

Votre avocate

Maître Constance Brisou

Avocate en droit des affaires au barreau de Toulon · Son parcours

Un premier échange confidentiel permet d’analyser votre situation et d’identifier les solutions adaptées, qu’il s’agisse d’anticiper des difficultés ou de défendre vos intérêts dans une procédure ouverte.

Prendre rendez-vous 04 94 93 60 50

Pour aller plus loin